La Biographie Informatique

d'Eric Cubizolle (TITAN)

 

Mon histoire prend racine à l'âge de mes 10 ans, et plus précisément en 1981...

Cette année-là, les français découvrent pour la première fois sur leurs écrans cathodiques le détestable JR dans la série Dallas, le président américain Ronald Reagan est la cible d'un attentat et François Mitterrand est élu président de la République avec 51,75% des voix.

Pourtant, aucun de ces évènements survenus cette année-là ne va me marquer autant que cette étrange nuit passée chez mon grand frère...

 

   Il faut dire qu'avant cette date clé, les seuls liens que j'avais noué avec l'univers du jeu vidéo s'étaitent tissés autour de quelques consoles rudimentaires, à savoir :


- Deux consoles
Pong (de marque Hanimex) que l’on m’avait offert dans mon très jeune âge

- Deux Game & Time reçus à l'occasion d'un arbre de Noël du magasin de peinture où travaillait ma mère
- Une console
HungryPac (clone de Pac-Man)
- Une console Galaxy Invaders (clone de Space Invaders) reçus à Noël


A cette époque, l'informatique domestique n’en est qu’à ses balbutiements. mais cela n'empeche pas mon frère d'héberger chez lui une étrange machine portant le nom obscure d’
ORIC-1...

Un soir, alors que j'avais été convié à dormir chez lui pour le week-end, il me met cette machine entre les mains, histoire de m'occuper un peu avant de me coucher et m'endormir. A cet instant précis, il ignorait encore ce qu'il allait engendrer...

Car la nuit fut courte... TRES courte...
Je la passais à essayer tous les jeux disponibles sur les innombrables K7 entassées dans un large carton blanc. Au petit matin, j'avais potassé le manuel de l'utilisateur en entier et je commençais à taper quelques lignes en Basic... Essayant, vainement, de déplomber les jeux à grands coups de commande CLOAD et de CSAVE...

Quand je pense aujourd’hui qu'une simple copie Audio de la K7 aurais suffit...
Cela dit, une chose s'était produite en moi : le   Virus    de la micro-informatique m'avait envahi !

Les jours qui suivirent se transformaient en véritable calvaire pour mes parents qui n'entendaient sortir de ma bouche que des louanges pour les ordinateurs.

Tant et si bien que pour apaiser mon obsession, mon frangin me prêtait une console
Vectrex dont il avait fait l'acquisition d'occasion. Inutile de préciser que je m'y adonnais alors soirs et matins, parfois 5 minutes juste avant de partir pour le collège.

 Je me souviens plus particulièrement de
Mine Storm
et, surtout, d'Armor Attack (ainsi que du bruit des pales de l'hélicoptère qui surgit pour détruire le joueur... inoubliable !).

Je me souviens des longues heures passées sur ces jeux, dans l'obscurité, à essayer d'aller toujours plus loin dans les tableaux et les scores.

Je me souviens d'un camarade de classe, Gilles Cordonier, qui habitait pourtant à quelques minutes de l'école, mais qui se levait quand même tous les jours une heure plus tôt pour se rendre à pieds chez mes parents et m’affronter à Armor Attak juste le temps de quelques fugaces minutes... avant de devoir reprendre, ensemble, le chemin du collège...

 
La Vectrex avait cette particularité d'employer des calques transparents rigides et colorés (appelés Overlays) qu'il fallait poser devant l'écran pour octroyer des couleurs au jeu. Chaque jeu avait son Overlay spécifique et moi je m'amusais à les intervertir : j'avais ainsi l'impression de ne pas jouer au même jeux à chaque fois...

A cette époque, les graphismes en  fil de fer  lumineux et les bruitages sommaires avaient quelque chose de magique et d'hypnotique. J'adorais jouer dans le noir afin de m'immerger complètement dans le jeu et me surprendre à inventer tout un univers autour... A cette époque il fallait de l'imagination... et j'en avais à revendre !

 

Noël 1984.

Je viens d'avoir 11 ans (je suis né un 24 décembre).

Toute ma famille se cotise pour m'offrir ce qui sera mon tout premier micro-ordinateur :

Un VG5000 Philips !

 

C'est sur ce micro que j'ai vraiment appris la programmation en Basic (celui de Bill Gates !) et que j'ai commencé à créer mes propres programmes et jeux.

 J’essayais également souvent d’adapter pour ma machine, les listings Basic que l'on pouvait trouver dans les pages des magazines (Tilt, Hebdogiciel et la fameuse collection des  102 programmes pour ) et qui initialement destinés pour des micro-ordinateurs concurrents.

 

Je me souviens de la génèse de mes Sprites, que je dessinais d'abord sur du papier à petits carreaux. Je noircissais les case d'un carré (enfin plutôt d'un rectangle) et j'en déduisais ainsi le code binaire à rentrer dans l'instruction   Chr$()  .

J'utilisais aussi beaucoup le papier calque pour définir les contours de mes futurs sprites. Ainsi, je me souviens que pour agrémenter visuellement un clone de Space Invaders que j'avais préalablement saisi en Basic, j'avais décalqué directement sur l'écran cathodique de la TV familiale, une photo de la surface de la terre qu'affichait une chaine lorsqu'elle ne diffusait aucun programme. J'avais ensuite retranscrit l'image décalquée sous forme d'une multitudes de caractères ASCII pour les réinjecter à la base de l'écran de jeu. C'est incontestablement sur VG5000 que j'ai créé le plus de programmes (deux K7 audio de 60 minutes !) et que j'ai compris  la logique informatique .

C'est aussi sur ce micro que j'adopte, pour la toute première fois, le pseudo  TITAN  (après avoir été marqué par Schwartzy dans le long metrage  Conan le Barbare ). C'est également sur ce micro que je génère pour la première fois les Sprites d'un TITAN qui s'affichera sur tous les écrans de présentation de mes jeux BASIC. Je me souviens que j'avais créé ces sprites à partir d'un superbe dessin détaillé que m'avait fait Michel Reynaud, un ami dessinateur... Quelle ne fût pas sa surprise, et sûrement sa déception, en voyant sa magnifique illustration complètement taguée et défigurée par des cases noircies directement sur le support de son oeuvre !

 



Le VG5000 occupait tous mes mercredis après-midi et je les passais ainsi à jouer avec des camarades, à la Moto Infernale, Tortues ou encore US Rally, Bris de glace et Football... Un Chausson à la crème dans une main et la manette dans l'autre... Que de souvenirs au goût vanillé...

 

Jamais je n’oublierais les heures passées devant la télé avec mon père à essayer de détruire le plus de bâtiments dans Blitz (le jeu préféré de mon père) ou encore à descendre le plus de biplans ennemis dans Le Fou Volant

 

Le VG5000 pouvait être connecté à quelques périphériques et j'avais eu le luxe de pouvoir m'offrir l'imposante VG5216, une extension RAM de 16 Ko qui s'emboîtait sur le somet du clavier du VG5000, donnant alors à ce dernier des allures de créature de Franckeinsten. Mine de rien, cette extension poussait la bête de Philips à 40 Ko de mémoire vive (24 Ko d'origine + 16 Ko d'extension) !

 

Cliquez ICI pour découvrir tous les jeux qui m'ont marqué sur VG5000.



  

Entre-tempss, Yanne Fayolle, un ami d'enfance également très attiré par la micro-informatique, se voit offir un MO5 de chez Thomson. De passage dans ma région, il décide logiquement de se rendre chez moi pour me présenter les capacités et une partie de la logithèque de son bébé électronique flambant neuf.

Après quelques démonstrations sur la TV du salon de mes parents, force est de constater qu'il s'agit-là d'un micro bien plus puissant que mon petit VG5000...

A cette époque, je prisais tout ce qui touchait de près ou de loin à l'Héroïc-Fantasy, les histoires de dragons, de sorciers, de citadelles perdues et tout ce qui gravitait autour (souvenez-vous l'origine de mon pseudo !). Du coup, je rêvais devant Mandragore, un jeu de rôle qui réunissait tout cela sur MO5. L'écran de présentation du jeu (un chevalier) aurait représenté à elle seule une prouesse technique pour mon petit VG5000... Cet ami avait le don pour m'émerveiller à chaque fois avec ses nouvelles machines... Plus tard, ça sera avec une
CBS et son fameux Zaxxon.

Malgré des heures et des heures de complicité, mon VG5000 m'aura cependant fait une petite infidélité. En effet, à cause de je ne sais quel mystère, l'une des 3 prises Jack du magnétophone s'est mise à dis-fonctionner. Je n'arrivais plus à lancer un seul jeu car le mode lecture du magnétophone ne se déclenchait plus. Que déception déception, privé de mon joujou le plus cher ! JLa mort dans l'âme, je me résignais donc à ranger  pieusement  la dépouille de mon micro-ordinateur dans sa boite en carton noire, en haut d'un placard. Parfois, la tentation étant trop grande, je re-déballais mon précieux jouet pour tenter de le faire fonctionner à nouveau... en vain, hélas...
C'est seulement après plusieurs mois d'abstinance que j'ai ENFIN remarqué qu'il fallait bêtement et simplement débrancher cette prise défectueuse pour que tout refonctionne à nouveau ! Apparemment, elle était inutile...

Un beau jour, Emmanuel Rigot, un camarade de classe, me confie que l'on vient de lui offrir un ordinateur de toute dernière génération.

Il m'invite à le découvrir le jour même.

Là, je fais la connaissance de l'Amstrad CPC6128 noir et vert. Son apparence  monolithique  et assez austère fait tout d'abord naitre en moi une certaine méfiance et un sceptisisme palpable. Mais au bout d'une heure de jeu, je suis totalement convaincu : Mon VG5000 ne lui arrive pas à la cheville et fait plus (pâle) figure de Minitel re-carrossé que d'ordinateur face à ce nouveau montre de technologie qu’est, à mes yeux émerveillés, l’Amstrad CPC6128 !

 

Je revends mon VG5000, un ordinateur qui m'aura donc ouvert le plus sympathiquement possible les portes de l'univers de l'informatique, et, avec l'aide de mes parents (qui ne roulaient pas sur l'or, mais qui se mettaient en quatre pour leurs enfants), je parviens à réunir la somme nécessaire pour l'achat du tant attendu CPC6128 couleur. L'acquisition est prévue pour Noël... ou presque...

 En effet, victime de son succès, le CPC6128 se retrouve en rupture de stock et il faut alors précommander et réserver son CPC longtemps à l'avance pour espérer en avoir un...

 J'avais subit de plein fouet l'effet de cette rupture : Lorsque j'étais rentré avec mes parents dans le dernier magasin de ma ville qui en vendait (je me souviens que j'avais un rhume carabiné ce jour-là et que je revenais de chez le médecin tout fiévreux), le dernier CPC 6128 couleur en stock partait devant mes yeux, dans les bras d'un autre ! Seules quelques versions monochromes étaient encore disponibles sur les étagères (et je dois bien avouer que la tentation d'en acheter une fût grande... TRES grande... Mais je remercie aujourd'hui mes parents de m'en avoir disuadé à l'époque et de m'avoir convaincu de faire preuve de patience pour enfin obtenir une version couleur.

  Il donc fallu que je commande mon CPC au comptoir du magasin. Le vendeur m'avait promis un arrivage 15 jours plus tard, ainsi qu'un coup de fil pour m'avertir. Les 15 jours passèrent et aucun appel téléphonique ne retentissait... Je désespérais... Quelques jours plus tard, alors que je me promenais avec Emmanuel Rigot non loin du fameux magasin d'informatique, nous décidâmes de rentrer pour demander où tout cela en était. Et là, en consultant une longue liste de noms, le vendeur s'exclame :  Mais nous avons votre Amstrad depuis longtemps ! On ne vous a pas prévenu ? Ha... j'ai du oublier de vous téléphoner...

 Aaarghhhhhhhh !!!

Dans la minute je récupérais mon  bébé  et filais chez moi pour l'installer. 

On était début Janvier.  

 

Ma créativité explose litéralement sur ce micro. Je créé ainsi énormément de choses qui se déclinent en intros, dessins, logiciels, jeux, fanzines, etc...

Quelques logiciels sortiront d'ailleurs du lot de part leur aboutissement.

C'est le cas, par exemple des jeux d'aventure graphique 
Devilry 1  et  Devilry 2

Vous pourrez lire toute l'histoire de la génèse de
Devilry 2 en cliquant ICI.
Dans l'espoir de concurrencer l'indétronable  Discology , je développe  Venus 5.2  , un utilitaire de copie et de bidouillage de disquette.

Coté jeu, je programme 
Arkanium , un casse-brique qui avait la particularité de proposer une image Bitmap à détruire en lieu et place des sempiternelles briques de couleurs.


J'oeuvre aussi pour Les Pyramides d'Atlantis et programme la Flash Demo.

 

Je commence par ailleurs la programmation de  Vengeur , un beat'em up comparable à  After the War , que je n'ai hélas jamais terminé, mais qui était assez avancé techniquement et graphiquement parlant compte tenu de mes humbles capacités.

Vengeur avançait quelques petites perles techniques rares à l'époque et dont je n'étais pas peu fier. Parmi celles-ci, on pouvait notamment compter la synthèse vocale qui annonce le jeu, une musique samplée (Electricity d'Orchestral Manoeuvre in the Dark), des graphismes colorés comparables à ceux d'After the War ou encore un écran-titre dessiné, pixel par pixel sous OCP Art Studio, à partir de la jaquette du jeu  DragonNinja .

Bref, un véritable hit en puissance ! :)

Un petit comparatif global mettant en lumière ces différentes sources d'inspiration est disponible ICI.

Une interview  sur Vengeur donné par le site Amstraeus est également totalement retranscrite ICI. On y apprend notamment tout ce qui concerne sa génèse.

 

Toujours rongé par mon insatiable quête de création numérique, j'imagine un Fanzine sur disquette que je baptise  CPC-Mag

Assez complet, bien que très naïf dans ses textes, il propose, entre autres, des tests de jeux CPC, un  Top-5  des meilleurs jeux ainsi que bien d'autres rubriques diverses et variées telles que des jeux, des Quiz, des Cheat-codes, des dessins, des musiques, des tutoriaux, un récapitulatif des tarifs de jeux, etc, etc... (la rubrique  Poubelle  se voulait par ailleurs un excellent exutoire !)

A partir du numéro 5, CPC-Mag bénéficiera également d'une parution physique au format papier classique. De la mise en page à la charte graphique, tout était intégralement réalisé à la manette sous OCP Art Studio en Mode 2 (2 couleurs)


Lorsque je ne créais pas, mon passe-temps favori consistait à parcourir les secteurs des disquettes de jeux à la recherche de code ASCII afin d'y substituer le texte existant par un autre de mon cru.

Par cette méthode, j'avais retraduit en Français le texte de l'introduction du jeu  Savage .

J'avais également découvert par cette méthode (et complètement par hasard je l'avoue), le cheat-code du jeu  Skateball  : TIXY (à taper pendant le jeu).

J'avais également remarqué que certaines zones de secteurs étaient inutilisés : j'y inscrivais généralement un petit texte (invisible à moins d'éditer cette partie de la disquette avec un éditeur de secteur), juste histoire d'y appliquer l'empreinte de mon passage...
 
Hélas, a ce jour, nombre de mes créations sur CPC ont été perdues...

Je me souviens, par exemple, d'un Slide-Show affichant de nombreux dessins typés Manga de jeunes filles légèrement vêtues que j'avais dessiné sous OCP Art Studio.

Je me souviens aussi d'écrans-titres que j'avais réalisé pour remplacer ceeux qui ne me plaisaient pas (ou qui étaient tout simplement inexistants)dans certains jeux du commerce ou pour les jeux dont j'avais saisi les listings dans les magazines de la presse spécialisée. Parmis ceux-ci, on retrouve les écrans de  The Untouchable  (en Overscan !),  Barbarian 2 ou encore  Dark Power
.
Les  Copy-Parties  sont nombreuses et je me souviens encore des heures passées devant Discology à regarder passer chaque secteur copié sur le moniteur...

Les intros taguées  TITAN  fleurissent sur les disquettes 3 ...

 Dominator , le premier jeu que je déplombe (grâce à une Action Replay et une fonction "Call"  bien placée dans le fichier "Loader.bas")...

Je me souviens même avoir mis un sample sonore (une révolution pour l’époque !) dans la cracktro que j’avais écrit pour le jeu Forgotten Worlds.

 

Coté jeu, c’est la claque : La logithèque de l'Amstrad CPC est fournie et variée. Les hits se comptent par centaines.

Barbarian 1 & 2, Gryzor, Cauldron, Inertie, Target Renegade, Bubble Bobble, Sorcery, Commando, Who Dares Win 2, After the War, Bomb Jack, Buggy Boy, Ikari Warriors, Pirates !, L’arche du Capitaine Blood, Nord & Sud, Platoon, Dragon Ninja, Predator, Le Manoir de Mortevielle (et son incroyable synthèse vocale !), Fruity Franck, Rick Dangerous 1& 2, Batman, Operation Wolf, Solomon’s Key, IK+, Robocop, Exolon, ShufflePuck Cafe, Nemesis the Warlock (Quelle musique !) et même ce bon vieux Mandragore (qui m'avait tant fait rêver sur le MO5 de mon pote et dont l'image de présentation sur CPC était sensiblement la même), etc, etc...

Autant de jeux sur lesquels j’ai passé des heures et des heures de plaisir et d'émerveillement.

Je me souviendrais toujours de cette veille de Noël 1988 qui m’a fait vivre l’un des instants les plus magiques de ma vie de gamer. A cette époque, je surveillais avec une impatience non dissimulée la sortie de Target Renegade. Il faut dire que le premier opus m’avait déjà tenu en haleine de longues heures durant devant mon Amstrad CPC. Pour Noël, j’avais donc demandé à mes parents de m’offrir la compilation Les Défis de TAITO qui, en plus de contenir le fameux Beat’em up, avait l’avantage de renfermer 5 autres grands succès de l’arcade.

Notons que Target Renegade avait réussi l'exploit de me pousser à passer commande d'un original pour la toute première fois sur CPC tant l'attente de dégoter une version pirate me semblait interminable ! :)


Bref, si mon excitation grandissait à mesure que les fêtes de fin d’année s’approchaient, le facteur ne se s’était cependant toujours pas manifesté à la porte... Ma mère, qui avait passé commande auprès de La Redoute commençait à s’inquiéter. Vint alors le matin du 24 décembre, date à laquelle nous avions pour coutume de rassembler la famille pour s’échanger nos présents un autour d’un bon repas. Résigné, je quittais ma chambre en direction du salon, lutant pour ne pas montrer ma déception, lorsque, tout à coup, une sonnette retenti : à 10h précise, un commis en uniforme me livrait mon paquet ! Parfois, la magie de Noël opère !

Je passais ensuite le reste de l'après-midi plus à essayer de copier chaque disquette qu'à véritablement jouer... :)


Se profile enfin l'année du Baccalauréat...

A cette période, j'achete régulièrement le magazine  Amstrad Cent pour Cent  (je me souviens qu'à l'approche de la fin du mois, je passais systématiquement et à plusieurs reprises chez le libraire au cas où il y aurait eu de l’avance dans la parution !), mais je ne peux m'empêcher, à chaque fois, de jeter un oeil sinteressé sur les magazines concurrents qui annoncent l'arrivée de fabuleuses nouvelles machines 16 Bits... L'Amiga commençait à attirer mon attention.

A cette époque, je dévorais énormément de revues et magazines dédiés aux jeux vidéos. En vrac, citons  Amstrad Cent pour Cent , bien sur, mais également  Micro NewsAmstarAmstar & CPCAm Mag et les incontournables Tilt  , Joystick  et  Génération 4 ... J'y passais un réel budget !


Et puis un jour, je prends la (difficile mais néanmoins très excitante) décision de revendre mon CPC6128 pour acheter un Amiga 500 !

L'argent que je retire de cette transaction ne suffit pourtant pas. Il faut dire que la machine de commodore n'est pas des plus abordables. Je réalise alors quelques petits boulots de-ci de-là en usine pour faire grossir ma cagnotte. Mais décidément, quelques gros billets manquent encore à l'appel pour atteindre la somme necessaire...
Et là, c’est le coup de chance : lors d’une bourse dédiée à la numismatique, je fais l’acquisition d’une pièce grecque extrêmement rare pour une poignée de francs seulement. Manifestement, le vendeur ignorait la valeur réelle de sa pièce... Je revends le précieux trésor à un collectionneur quelques jours plus tard, me permettant ainsi d'engranger les 2000 Francs qui me manquaient pour acquérir l'Amiga, à peine quelques jours avant le début des épreuves du baccalauréat.

L'Amiga fût une réelle révélation. C'était "LE" micro dont j'avais toujours rêvé. Puissant dans tout les domaines et tellement convivial.

Discology cède alors la place à XCopy, mais les après-midis de copies ne changent pas de visage pour autant.  Je délaisse alors quelque peu la programmation, me consacrant principalement au graphisme, à la musique… Et au jeu !

Kick Off 2, Sensible Soccer, Jaguar XJ-220, Stunt Car Racer, Shadow of the Beast, Lotus Esprit Turbo Challenge, Unreal, Monkey Island, Turrican 2, Chambers of Shaolin, Another World, SpeedBall 2, Jim Power, Cadaver, Gods, Stardust, X-Out, Project-X, Dune, Battle Squadron, Midnight Resistance, Immortal, Xenon II, Sord of Sodan, Agony, Ocean Beach Volley, SWIV, Lost Patrol, Dragon’s Lair, Populous II, etc… sont autant de titres mythiques qui occuperont mon temps libre et cataliseront mon imaginaire.


Bien que vampirisé par ses jeux, l'Amiga est tout de même l'occasion pour moi de concevoir quelques démos et, surtout, ATLANTIS , un jeu d'aventure graphique de type Point'n Click que réalise avec Sylvain Martinez, un ami programmeur sur AMOS :  .
La technologie évoluant, j'échange par la suite mon Amiga 500 contre un Amiga 1200  boosté  (disque dur, lecteur de CD, carte accélératrice, corpocesseur arythmétique, Ram additionnelle, etc...).


C’est à cette période que je noue un véritable contact avec ce qui sera ma toute première console digne de ce nom : Une Amiga CD32 achetée d’occasion à Sebastien De Azevedo.

Je découvre également, avec horreur, ce qu’est un Pad ! Un véritable calvaire pour moi qui étais, jusqu'ici, habitué aux bons vieux joysticks arcade qui répondaient aux doux noms de Competition Pro 5000 et Zipstik...

Hélas, la logithèque limitée de l'Amiga CD32 me désenchante rapidement. A part Microcosm, Heimdall 2, et quelques jeux tirés des CD du magazine   CD32 Gamer, il n’ n’y a bien que les 2 CD-Rom de démonstration de la machine qui tournent régulièrement pour épater la galerie... Un peu déçu, je réaffecte la console en lui donnant la nouvelle fonction de simple lecteur de CD-Rom pour mon 1200.

Durant la période où j'ai "oeuvré" sur Amiga (pratiquement 7 ans !), j'ai fait partie du (très discret) groupe  The Cracker's Rising Force , puis des  Pisteurs  pour enfin finir en cavalier seul... J'ai aussi côtoyé quelques membres du groupe  Puslsar … Ca, c’est pour le coté obscure de la Force. ;)

C'est également sur Amiga que je fais mes premiers pas dans l'émulation !
Je goute ainsi aux plaisirs nostalgique de l'émulation (bluffante) Mac Intoch avec A-MAX 2, de l'émulation (quasi parfaite) du ZX-Spectrum, de l'émulation (poussive) de l’Amstrad CPC et de l'émulation (trop sommaire) du PC (386) avec PC-Task.

Pourtant, au cours de cette période Amiga exaltée, mon parcours connait un véritable trou noir de 2 longues années durant lesquelles je ne touche guerre à ma formidable machine...
Ceci fût, en partie dû à mes études de BTS que je passe loin de chez moi (et donc loin de mon Amiga), dans cette belle (et enneigée) région qu'est la Haute-Savoie.
Encré en internat durant la semaine, il ne me restait plus que les week-end pour profiter d'un peu de temps libre... que j'employais alors surtout à jouer au Baby-Foot avec mes amis au bar "l'imprévu" ou encore à me défouler sur la piste de la discothèque "Le Must".

Du coup, l'Amiga passait au second plan, loin derrière les sorties alcoolisées...

Mais lorsque, fatigué de mes frasques et extravagances de la veille, je reposais enfin les doigts sur son clavier le dimanche après-midi, c'était pour composer des modules de musiques Techno/Trance sur Protracker . Certaines de mes compositions (Meerschaum et Voices) avaient d'ailleurs été diffusées en boite de nuit tandis que d'autres se sont retrouvées sur des CD-Rom du Domaine Publique tel que French Storm, faute de n'avoir eu, à l'époque, les moyens financiers de presser un CD audio commercial.

Et puis vint le temps de me fixer sur le plan sentimental... Fini les  amourettes d'un soir et la vie plutôt dissolue que je menais jusque là.
Coté informatique, même changement radical : Je revends mon Amiga 1200 pour passer, par la force des choses, sur PC. J'apprends à me servir de Windows et à oublier mes petites habitudes du Workbench...

Dans la foulée, jurant que jamais plus console ne serait mienne, je me sépare également de l’Amiga CD32 (geste que je regrette amèrement aujourd’hui, d’ailleurs)...

Petit à petit, le PC remplace l'Amiga dans mes réflexes, mais pas dans mon cœur...

Jusqu'au jour où mon frangin me dit :  "J'ai trouvé un truc qui s'appelle UAEjesaispasquoi et qui, il parait, émulerait un Amiga... tu y crois toi ?
Sûr de moi, je réponds aussi sec :  IMPOSSIBLE !!!!!!!! l'Amiga est bien trop complexe à émuler sur un PC poussif !

Et pourtant...

Un beau jour d’été de 1995, je reçois un coup de fil d’Hervé Boher, un ami que j'avais connu a l'occasion d'échanges de jeux Amiga, qui me demande de venir prestement chez lui… Il a, dit-il, quelque chose à me montrer. Quelque chose d’incroyable tout droit venu du pays du soleil levant, le Japon. A ces mots, complètement intrigué, je me jette littéralement dans ma voiture et débarque chez lui à peine 10 minutes plus tard. Sur place, il m'invite devant la TV, un pad entre les mains, et allume secrètement une machine derrière lui…

Et là, c’est le choc !

Des personnages en 3D qui s’affrontent à une vitesse folle et un réalisme ahurissant ! De rutilantes voitures de luxe qui dévalent le bitume à une allure indescente ! Quel fun ! Je n’en crois pas mes yeux ! C’est une révolution technologique qui se dévoile sous mes yeux écarquillés. Et puis Hervé sort enfin sa console de l’ombre : La PSX ! Trois lettres magiques. Les jeux en question n’étaient autre que Battle Arena Toshinden , Tekken et   Ridge Racer . A ce moment précis, c’était évidant pour moi, le jeu vidéo venait de franchir un cap technologique… et c’était juste devant mes yeux.

Quelques semaines plus tard, la tête encore remplies d’images féeriques aux couleurs de la PSX, je tombe sur un magazine qui offre une K7 vidéo de promotion sur la Playstation (qui vient enfin de débarquer sur notre continent). Arrivé chez moi, je lance la K7 et au bout d’une petite heure de vidéo, me voici en route vers le magasin le plus proche avec de quoi m’acheter la Playstation et Battle Arena Toshinden dans la poche !

La 32 bits de Sony représente a elle seule un grand tournant dans ma propre histoire vidéoludique puisqu’elle marque mon renouement avec les consoles.

Les jeux s’enchaînent a une allure incroyable. Je suis boulimique : Tekken 1, 2, & 3, Final Fantasy VII, D, Destruction Derby 1 et 2, Driver, Worms (que j’avais déjà connu sur Amiga !), Need For Speed 1, 2 et 3, ESPN Extrem Games, Resident Evil 1 & 2, Tomb Raider 1, 2 et 3, Rayman, Spiro, Bust a Move, Les Chevaliers de Baphomet, Metal Gear Solid, Legacy of Kain, Medievil, etc, etc… L’ajout d’une puce ne fera qu’empirer la chose. J’en arrive même à passer à trépas la lentille d'une Playstation par l’usure !

Puis vient le temps de la 64Bits de Nintendo : La N64 ! A peine arrivée sur le marché Européen, je me jette dans le premier magasin de jeux vidéo de ma ville pour me procurer ce nouveau monstre. J’obtiens une version Italienne de la N64 avec laquelle je m’achette le jeu Turok … en version Allemande (et censurée) !

Comme pour la Playstation, une nouvelle boulimie de jeux s’installe : Mario 64, les 2 Zelda, Super Mario Kart 64, Mario Party 1, 2 et 3, Turok 2, Golden Eyes, ISS 64, Banjo Kazooi, etc… Malheureusement, la logithèque se tarit rapidement et les nouveaux titres sortent au compte-gouttes… Je sens bien qu’il va falloir évoluer à nouveau…

 

C’est alors qu’arrive la Playstation 2 et la Gamecube que je me procure également. Mais malgré de très très bons titres comme les très fun Mario Party 4, 5 et Mario Kart Double Dash, la série déjantée des GTA, le troublant Shadow of Memories, les jouissifs Bournout 1, 2 et 3, Dead or Alive 2, SSX 3, le somptueux Gran Turrismo 3, Soul Calibur 2 et le mignon Luigi’s Mansion, le nombre de jeux qui m’attirent et me captivent sur ces deux consoles est finalement bien réduit… Est-ce parce que je suis devenu plus exigeant ou bien parce qu’il n’y a plus d’innovation dans les jeux à présent ? Sûrement un peu des deux…

 

Suivront ensuite la Playstation 3 (Shadow of the Colossus en tête), la Nintendo Wii, la Nintendo Switch, la playstation 4 (GTA 5), etc...

 

En 2000, j'attrape un nouveau virus : L’irrépressible envie de connaître les anciennes consoles et micros que je n’ai jamais eu.

C’est donc en brocante que je passe désormais les Samedi matin à la recherche de matériel et jeux NES, SNES et Megadrive. Au fil du temps, je me constitue une belle petite collection d’ordinosaures.

Ainsi, NES, Master System, SNES, Megadrive, N64, VG5000, Amstrad CPC, Atari 1040STe, Amiga 500, Amiga 600 et Amiga 1200 côtoient sans rougir et dans la même pièce mes consoles de dernière génération.
Et il n’est pas rare que je me refasse quelques parties de "bons vieux jeux".

Une petite vidéo de moins d'une minute montrant une partie de ma collection en 2006 est disponible ICI

Mais en 2008, je décide finalement de me séparer de tout ce matériel pour deux raisons : Le manque de place tout d'abord, mais aussi, et surtout, l'absence de pérénité du matériel électronique qui agonise au fil des ans... Par pure nostalgie, je ne conserve alors que les machines que j'ai réellement possédé...

 
Je m’enfonce chaque jour un peu plus dans la nostalgie et le Rétrogaming par le biais de plusieurs projets et créations personnels

AmigaMuseum (http://amigamuseum.emu-france.info) est l'un d'entre eux. Il s'agit d'un site Web consacré à l’émulation Amiga et à son histoire... mais pas que !

Il propose, entre autres téléchargements, Amiga Inside : un pack préconfiguré et prèt à l'emploi pour l'émulation Amiga.

En Octobre 2002, j'initie le
Projet TILT , qui deviendra par la suite (grâce à Fredo_L son Webmaster), une véritable bibliothèque virtuelle de la presse spécialisé du jeu vidéo rétro.

Le concept de ce projet consiste à numériser un maximum d’anciens magazines sur les jeux vidéo (Tilt, Génération 4, Joystick…) afin de sauvegarder ce patrimoine littéraire et pouvoir ainsi le partager entre passionés.

Pour la petite histoire, l'idée du projet TILT a vu le jour suite à une discussion commencée sur le Newsgroup Fr.comp.emulateurs : Alors que j'avais scanné quelques pages d'un numéro de TILT qui traitaient des consoles 16 Bits, de fil en aiguille, le souhait de continuer et surtout de conserver les scans est née. La discussion originelle est disponible
ICI.
En 2005, je me lance dans la création de 4 DVD-vidéo sur les jeux Amiga et leur univers :  Les AmigaMuseum DVD


Toutes les vidéos contenues sur ces DVD peuvent être visionnées ICI
Toujours en 2005, je crée la compilation PS2Amiga qui permet d'émuler un Amiga sur une Sony Playsation 2.

(jaquette réalisée par BartSimpsonFan2015)
Début 2008, je me fais plaisir en fabriquant ma propre borne d'arcade à base de MAME et de matériel récupéré.

Pour le détail de la fabrication, c'est
ICI
En janvier 2009, le site Amstradeus a désiré me donner une interview à propos de mon parcours sur Amstrad CPC. Elle est totalement retranscrite ICI
Au début d'année 2008, j'intègre l'équipe du magazine  Pix'n Love  où j'écris divers articles sur tout ce qui touche au rétrogaming et son univers en me basant sur mon expérience personnel. Cela me permet, en plus de parfaire mes connaissances, d'échanger avec les grands noms du jeu vidéo d'antan, ceux-là même qui nous faisaient rêver à l'époque. Dans chacun de mes articles, j'essaye du mieux que je peux et avec toute la passion qu'il m'est possible d'y mettre, d'analyser avec le recul les jeux et machines du passé...
Le 30 avril 2012, je suis l'auteur de La Bible Amiga, un ouvrage de 352 pages qui plonge dans l'univers de la célèbre machine de Commodore au travers d'un historique complet, d'interviews inédites d'auteurs, de multiples rubriques et de mini-chroniques des 1200 jeux les plus emblématiques de l'Amiga. Pour l'occasion, je constitue une petite équipe d'une dizaine de rédacteurs triés sur le volet et j'endosse le rôle de coordinateur éditorial.
En mai 2012, le site Obligement a désiré me donner une interview à propos de la Bible Amiga. Elle est totalement retranscrite ICI.
En Juillet 2015, le site Ultimate Amiga a désiré me donner une interview. Elle est totalement retranscrite ICI.
En Avril 2015, porté par le désire de rendre hommage au magnifique jeu AGONY, je compose les remixes des thèmes de chargement de trois niveaux du jeu.

Ces 3 compositions sont disponibles sur Youtube :

- Pour écouter "Loading Sea - Trip Hop Remix", cliquer
ICI
- Pour écouter "Loading Mountain - Breathless RMX", cliquer 
ICI
- Pour écouter "Loading Forest - Deep Blue Mix", cliquer  ICI
Début 2016, je rends disponible  SPACE RACE , un jeu de société TOTALEMENT gratuit que j'ai imaginé et conçu l'année précédente.

A mi-chemin entre le Trivial Pursuit et le jeu de l'oie, il propose de prendre part à un parcours jonché de questions sur le thème du Retrogaming.

En Novembre 2016, le site Froggy's Delight publie une interview sur moi et SPACE RACE. Elle est totalement retranscrite ICI.

Quelques mois plus tard, je serais rejoint par Hakim Louati, Olivier Brunel et Bruno Kukulcan pour la réalisation de la version vidéoludique de SPACE RACE. Le jeu est désormais disponible pour Windows/Andoid/Macintoch/Amstrad CPC... et demeure TOTALEMENT gratuit.

Rendez-vous ICI pour consulter la page officielle de SPACE RACE
Envahi par la nostalgie et le désire de coucher quelques souvenirs personnels avant que ceux-ci ne s'estompent de ma mémoire, je rédige quelques chroniques et anecdotes sur l'ère des machines 8/16 bits.

Je vous propose de découvrir ces petites tranches de vie en cliquant
ICI
 
 


 
 

 
 En 2019, je découvre Multipaint, un logiciel de graphisme pour Windows permettant d'exploiter en toute convivialité la palette et la résolution du Mode 0 de l'Amstrad CPC. Je réalise alors quelques dessins, à l'ancienne, histoire de vérifier si je n'ai pas trop perdu la main...
En 2020, je continue mes petites envolées pixelisées de avec Multipaint

















En 2021, j'agence encore queques pixels Amstrad CPC avec Multipaint

En 2021, je décide de mettre à contribution ma petite expérience du graphisme sur Amstrad CPC acquise grâce à Multipaint pour engendrer toute la matière graphique d'un jeu d'action dont j'imagine également concept et scénario.

Nait alors "Shadows of Death", un jeu de combat de rue dans lequel le joueur incarne un mauvais gaçon en proie aux ombres et à la mort.

Je serais alors rejoint par Frederic Ahnou pour la programmation et Pulsophonic pour l'enrobage musical.

La page officielle du projet est accessible ICI

En 2021, le site Amstrad.eu me donne une interview au sujet de la version Amstrad CPC de SPACE RACE.

Rendez-vous ICI pour la consulter.

Au mois de Mai 2021, je mets à profit mon imprimante 3D (Ender 3 Pro de chez Crealty) pour imaginer et réaliser des figurines décoratives mettant en lumières nos bonnes vielles machines de je (Amiga et Amstrad CPC).

Les fichier STL sont téléchargeables ICI
   

TITAN dans la presse (Avant Pix'n Love) :

- Gaming N°03 page 160

- Jeux Vidéo Magazine

- Pix'n Love N°1 page 14

- Jeux Vidéo : La Grande Saga N°2 (couverture)

- Game Fan N°9 page 108

Quelques-unes de mes créations numériques sur CPC et Amiga sont accessibles ICI

 

(c) 2021 TITAN (Eric Cubizolle)