La Biographie Informatique

d'Eric Cubizolle (TITAN)

 

Tome 1 (attention, c'est encore plus long que le seigneur des anneaux ! :-P)

 

 

Au commencement étaient les dinosaures... Ils vivaient paisiblement, en parfaite symbiose, lorsqu'une météorite venue de nulle part...

 

Mais il me semble que je reprends d'un peu trop loin, là... Je vais me contenter de commencer mon histoire à l'âge de mes 10 ans, l'année où s'est produit le "déclic".  ;-)

 

En effet, outre mes deux bonnes vieilles consoles « Pong » (dont l'une était une Hanimex) que l’on m’avait offert dans mon très jeune âge ainsi que quelques petites consoles portables (Deux petites « Game & Watch » offerts à l’occasion d’un arbre de Noël du travail de ma mère, une console « Pac-Man » et une console « Space Invaders » pour Noël), tout a  réellement commencé chez mon frangin. A l'époque, l'informatique domestique n’en était qu’à ses balbutiements, mais mon frère avait chez lui une étrange machine portant le nom obscure d’ORIC. Un soir, alors que je devais dormir chez lui (Génial !! Je vais pouvoir regarder la TV tard !!!) il me mit cette machine entre les mains, histoire de m'occuper un peu avant de me coucher et m'endormir. Mais la nuit fut courte... TRES courte... puisque je la passais à jouer à tous les jeux qui étaient disponibles sur les K7, héhé... Au petit matin, j'avais potassé le guide de l'utilisateur en entier et je commençais à taper quelques lignes en Basic... Essayant, vainement, à coup de LOAD (ou bien était-ce CLOAD ?) et de SAVE de déplomber les jeux... Quand je pense aujourd’hui qu'une simple copie Audio de la K7 aurais suffit, ça me fait sourire... ;-)

 

Mais une chose s'était produite en moi... J'avais choppé la "maladie"... le « Virus » de l'informatique ! :-)

 

De retour chez moi, je n'avais que ça à la bouche. Si bien que pour me "calmer", mon frangin me prêtait une console Vectrex qu'il avait acheté d'occasion. Inutile de préciser que j'y jouais le soir et tous les matins avant d'aller à l'école, héhé !  Je me souviens particulièrement de deux jeux : Mine Storm et, surtout, Armor Attack (Rhaaaaa... le bruit des pales de l'hélicoptère qui surgit pour nous détruire... inoubliable !). Je me souviens également des longues heures passées sur ces jeux, dans l'obscurité, à essayer d'aller toujours plus loin dans les tableaux et les scores. Je me souviens également qu’un copain de classe (Gilles Cordonier, qui habitait à 10 minutes de chez moi) se levait tous les jours une heure plus tôt pour venir m’affronter à Armor Attak. La Vectrex avait cette particularité de posséder des sortes de calques transparents rigides et colorés (appelés "Overlays") qu'il fallait poser devant l'écran pour voir le jeu en couleur. Chaque jeu avait son transparent spécifique et moi je m'amusais à les intervertir... ainsi, j'avais l'impression de ne pas jouer au même jeux à chaque fois...

 

A cette époque, les graphismes "fil de fer" lumineux et les bruitages sommaires avaient quelque chose de magique et d'hypnotique. J'adorais jouer dans le noir afin de m'immerger complètement dans le jeu et me surprendre à inventer tout un univers autour... A cette époque il fallait de l'imagination... et j'en avais à revendre ! ;-)

 

Et puis, à l'année de mes 11 ans, à Noël (car je suis né le 24 décembre), toute ma famille se "cotisèrent" pour m'offrir MON premier micro-ordinateur : Un VG5000 Philips !

 

C'est sur ce micro que j'ai vraiment appris la programmation en Basic (celui de Bill Gates !) et que j'ai commencé à créer mes propres programmes et jeux. J’essayais également souvent d’adapter pour ma machine les listings Basic des magazines (Tilt, Hebdogiciel et la fameuse collection des "102 programmes pour...") prévus initialement pour d’autre Micros. Je me souviens encore de la création de mes Sprites que je dessinais d'abord sur du papier à petits carreaux : Je noircissais les case d'un carré (enfin plutôt d'un rectangle) et j'en déduisais ainsi le code binaire à rentrer dans l'instruction " Chr$() ". J'utilisais aussi beaucoup lep apier calque pour définir les contours de mes futurs sprites. Ainsi, je me souviens que pour agrémenter visuellement un clone de Space Invaders que j'avais préalablement saisi en Basic, j'avais décalqué directement sur l'écran cathodique de la TV familiale, une photo de la surface de la terre qu'affichait une chaine lorsqu'elle ne diffusait aucun programme. J'avais ensuite retranscrit l'image décalquée sous forme d'une multitudes de caractères ASCII pour les réinjecter au bas de l'écran de jeu. C'est incontestablement sur VG5000 que j'ai créé le plus de programmes (deux K7 audio de 60 minutes !) et que j'ai compris "la logique informatique". C'est sur ce micro, aussi, que j'adopte pour la première fois le pseudo de "TITAN" (après avoir vu le film de Schwartzy "Conan le Barbare" qui avait marqué mon esprit du haut de mes 11 ans ;-)). C'est également sur ce micro que je génère pour la première fois les Sprites d'un TITAN qui s'affichera sur tous les écrans de présentation de mes jeux BASIC (Je me souviens que j'avais créé ces sprites à partir d'un superbe dessin détaillé que m'avait fait un ami dessinateur... Quelle ne fût pas sa surprise, et sûrement sa déception, en voyant son œuvre complètement taguée et défigurée par des cases noircies directement sur le papier de son oeuvre !). Avec le VG5000, je passais des mercredis après-midi entiers, avec des potes, à jouer à "la Moto Infernale", "Tortues" ou encore "US Rally", "Bris de glace" et "Football"... Un Chausson à la crème dans une main et la manette dans l'autre... Que de souvenirs au goût vanillé... Jamais je n’oublierais les heures passées devant la télé avec mon père à jouer à « Blitz » (le jeu préféré de mon père) ou le « Fou Volant »… Le VG5000 pouvait être connecté à quelques périphériques et  j'avais eu le luxe de pouvoir m'offrir l'imposante VG5216, une extension RAM de 16 Ko qui s'emboîtait sur le dessus du clavier du VG5000, le transformant en un micro aux allures de "franckeinsten" et poussait, si mes souvenirs sons bon, la bête à 40 Ko de mémoire vive (24 Ko d'origine + 16 Ko d'extension). 

 

Cliquez ICI pour connaître les jeux qui m'ont marqué sur VG5000.

 

Parallèlement, un ami d'enfance (Yanne Fayolle) avait eu un MO5. Il était venu chez moi me présenter ses capacités et ses logiciels. C'était un micro bien plus puissant que mon petit VG5000. A cette époque, j'étais très attiré par tout ce qui touchait à l'héroïc-Fantasy, les histoires de dragons, de sorciers, de citadelles et tout ce qui gravitait autour... Du coup, je rêvais devant un jeu MO5 qui réunissait tout cela : "Mandragore". Rien que l'image de la page de présentation (un chevalier) aurait représenté une prouesse technique pour mon petit VG5000. Cet ami avait le dont pour m'émerveiller avec ses nouvelles machines... Plus tard, ça sera même avec une CBS et son fameux Zaxxon.

 

Malgré des heures et des heures de complicité, mon VG5000 m'aura cependant fait une petite infidélité. En effet, à cause de je ne sais quel mystère, l'une des 3 prises Jack du magnétophone s'est mis à dis-fonctionner. Le résultat était que je n'arrivais plus à lancer aucun jeu car le mode lecture du magnétophone ne se déclenchait plus. Je ne vous raconte pas ma déception, privé de mon joujou le plus cher ! Je me résignais donc à ranger "pieusement" la dépouille de mon micro-ordinateur dans sa boite en carton noire, en haut d'un placard. Parfois, la tentation étant trop grande, je re-déballais mon jouet pour tenter de le faire marcher à nouveau... en vain, hélas... Et c'est seulement après plusieurs mois que j'ai ENFIN remarqué qu'il fallait simplement débrancher cette prise pour que tout fonctionne à nouveau ! Apparemment, elle était inutile... ;-)

 

Un beau jour, en classe, un pote (Emmanuel Rigot) me dit qu'on vient de lui offrir un ordinateur de la dernière génération... Il m'invite à le découvrir le jour même. Là, je fais la connaissance de l'Amstrad CPC6128 noir et vert. Son apparence "monolithique" et assez austère me rend tout d'abord méfiant. Au bout d'une heure de jeux et démos, je suis convaincu : Mon VG5000 ne lui arrive pas à la cheville et passe plus pour un Minitel re-carrossé qu’un ordinateur  fasse à ce montre de technologie qu’est, à mes yeux émerveillés, l’Amstrad CPC6128 !

 

Je revends mon VG5000, un ordinateur qui m'aura donc ouvert le plus sympathiquement possible les portes de l'univers de l'informatique, et, avec l'aide de mes parents (qui n'étaient pas riches mais qui se mettaient en quatre pour leurs enfants), je parviens à réunir assez d'argent pour m'acheter le tant attendu CPC6128 couleur pour Noël (ou presque...). En effet, Je me souviens qu'il y avait eu une rupture de stock à l'époque et qu'il fallait retenir son CPC longtemps à l'avance pour espérer en avoir un. J'avais subit l'effet de cette rupture : Lorsque j'étais rentré avec mes parents dans le dernier magasin qui en vendait (je me souviens que j'avais une crêve d'enfer et je revenais de chez le médecin tout fiévreux), le dernier CPC 6128 couleur en stock partait devant mes yeux, dans les bras d'un autre ! Il n'y avait plus que des versions Noir et Vert en vente (et je dois bien avouer que la tentation d'acheter un Noir et Vert à la place d'un couleur fût grande... TRES grande... Mais je remercie aujourd'hui mes parents de m'avoir convaincu d'attendre pour obtenir une version couleur ! ;-)). Il fallu donc que je commande donc mon CPC au comptoir du magasin. Le vendeur m'avait promis un arrivage pour dans 15 jours et qu'il me téléphonerait pour m'avertir. Les 15 jours passèrent et aucun coup de fil... Je désespérais... Quelques jours plus tard encore, alors que je me promenais avec Emmanuel (celui qui m'avait fait connaitre le CPC donc), non loin du fameux magasin d'informatique, nous décidâmes de rentrer pour demander où tout cela en était. Et là, en consultant une longue liste de noms, le vendeur me déclare : "Mais nous avons votre Amstrad depuis longtemps... On ne vous a pas prévenu ? Ha... j'ai du oublier de vous téléphoner..."

 

 Harghhhhhhhh !!! Dans la minute je récupérais mon "bébé" et filais chez moi pour l'installer. 

On était début Janvier.  

 

Sur ce micro, je créé énormément de trucs (intros, dessins, logiciels, jeux, fanzines, etc...) mais quelques logiciels sortiront du lot de part leur aboutissement. C'est le cas des jeux d'aventure graphique "Devilry 1" et "Devilry 2", mais aussi de l'utilitaire de copie "Venus 5.2" (je voulais concurrencer l’indétronable « Discology ») ou encore "Arkanium" (un casse-brique qui avait la particularité de proposer une image Bitmap à détruire au lieu de simple briques), ou bien Les Pyramides d'Atlantis et la Flash Demo. Il y avait aussi "Vengeur", un jeu à la "After the War" que je n'ai jamais terminé mais qui était assez avancé techniquement et graphiquement. Imaginez un peu : Synthèse vocale qui annonce le jeu, musique samplée ("Electricity" d'Orchestral Manoeuvre in the Dark), graphismes colorés très proches d'After the War (j'avais dessiné la page de présentation pixel par pixel à partir de la jaquette du jeu "DragonNinja")... un comparatif global est visible ici. Bref, un Hit en puissance , héhé... :-)

 

J'ai également créé un Fanzine sur disquette que j'appelais "CPC-Mag". Il était assez complet et proposait, entre autres, des tests de jeux CPC, un "Top-5" des meilleurs jeux ainsi que des rubriques diverses et variées (dont la rubrique "Poubelle" où je me défoulais bien), des jeux, des Quiz, des Cheat-codes, des dessins, des musiques, des tutoriaux, un récapitulatif des tarifs de jeux, etc, etc... Après le numéro 5, CPC-Mag sortait également en format papier classique. Tout était créé sous OCP Art Studio en Mode 2 (à la manière des Fanzines qui sortent sur Sony PSP).

 

Mon passe-temps favori était de parcourir les secteurs des disquettes de jeu à la recherche de code ASCII afin d'y substituer le texte existant par un autre texte de mon cru. Ainsi, j'avais retraduit tout en Français l'histoire du jeu "Savage". J'avais également découvert par cette méthode (et complètement par hasard), le cheat-code pour le jeu "Skateball" : TIXY (à taper pendant le jeu). J'avais également remarqué que certaines zones des secteurs étaient inutilisés et j'y inscrivait souvent un petit texte (qui sera invisible de toute façon à moins d'éditer cette partie avec un éditeur de secteur), juste histoire d'y mettre mon empreinte...

 

Mais, hélas, a ce jour, j'ai perdu pas mal de mes créations sur CPC. Je me souviens, par exemple, d'un Slide-Show de dessins Manga de jeunes filles légèrement dénudées que j'avais fait sous OCP Art Studio. Je me souviens aussi des pages de présentations que j'avais refaite pour les jeux du commerce que je trouvais à l'origine laides ou inexistantes (Comme, par exemple, pour les jeux "The Untouchable" ou encore "Barbarian 2") ainsi que pour les jeux que j'avais saisi sur les magazines (comme pour "Dark Power", par exemple).

 

Les "Copy-Parties" sont nombreuses et je me souviens encore des heures passées devant Discology à regarder passer chaque secteur copié sur le moniteur... Les intros tagguées "TITAN" fleurissent sur les disquettes 3"... "Dominator", le premier jeu que je déplombe (grâce à une "Action Replay" et un "Call" bien placé dans le "Loader.bas")... Je me souviens même avoir mis un sample sonore (une révolution pour l’époque !) dans l’intro que j’avais écrit pour le jeu « Forgotten Worlds ». Coté jeu, c’est la claque : Barbarian 1 & 2, Gryzor, Cauldron, Inertie, Target Renegade, Bubble Bobble, Sorcery, Commando, Who Dares Win 2, After the War, Bomb Jack, Buggy Boy, Ikari Warriors, Pirates !, L’arche du Capitaine Blood, Nord & Sud, Platoon, Dragon Ninja, Predator, Le Manoir de Mortevielle (quoi, mon CPC parle !!!), Fruity Franck, Rick Dangerous 1& 2, Batman, Operation Wolf, Solomon’s Key, IK+, Robocop, Exolon, ShufflePuck Cafe, Nemesis the Warlock (Quelle musique !) et même ce bon vieux Mandragore (qui m'avait tant fait rêver sur le MO5 de mon pote et dont l'image de présentation sur CPC était sensiblement la même), etc, etc, sont autant de jeux sur lesquels j’ai passé des heures et des heures de plaisir.

 

Il y a d'ailleurs un Noel qui restera inoubliable pour moi : Celui où j'ai eu en cadeau une compilation originale de "beat'em up" sur disquette pour mon cher CPC 6128 : Le défis de TAITO !
Et dans cette compil', il y avait, entre autres hits, les EXCELLENTS "Target Renegade", "Bubble Bobble" et "Arkanoid".
Je me souviens que mes parents avaient passé la commande un mois avant Noël (à La Redoute) pour l'avoir à temps... Hélas, les jours passaient et les précieuses disquettes n'arrivaient pas... je désespérais... Et puis, comme dans un beau compte de Noël, je reçu le tant attendu paquet la veille de Noêl ! Ouf... :-p
Autant dire que j'ai passé la journée dans ma chambre, devant mon CPC, pendant que le reste de la famille mangeait les huîtres dans la pièce à coté, héhé... Je me souviens même que j'avais passé une bonne partie du temps à essayer de copier les disquettes avec Discology (j'y était d'ailleurs parvenu à force de persévérance et de copie piste par piste !).

 

Puis arrive l'année du BAC. J'achetais régulièrement le magazine "Amstrad Cent pour Cent" (je me souviens que lorsque la fin du mois approchait je passais au moins une fois par jour chez le Libraire au cas où il y aurait eu de l’avance dans la parution !), mais je ne pouvais m'empêcher, à chaque fois, de jeter un oeil sur les autres magazines qui parlaient de ces fabuleuses nouvelles machines 16 Bits qui débarquaient sur le marché. L'Amiga me faisait un clin d’œil... ;-P

A cette époque, je dévorais énormément de revues et magazines dédiés aux jeux vidéos. En vrac, je peux citer "Amstrad Cent pour Cent" (dont le dernier numéro restera inoubliable), bien sur, mais également "Micro News", "Amstar", "CPC" (qui ont par la suite fusionnés pour donner le magazine "Amstar & CPC"), "Am Mag", "Tilt" et les incontournables "Joystick" et "Génération 4"... J'y passais un réel budget !

 

Et puis un jour, je prends la (difficile mais néanmoins très excitante) décision de revendre mon CPC6128 pour acheter un Amiga 500. La somme que j’en tire ne suffit pourtant pas. Je n’hésite alors pas à faire quelques petits boulots de-ci de-là pour faire grossir ma cagnotte. Mais décidément, il me manque encore quelques gros billets. Et là, c’est le coup de chance, lors d’une bourse aux monnaies je fais l’acquisition d’une pièce Grecque en argent très rare pour pratiquement rien ! Pièce que je revends quelques jours plus tard à un collectionneur pour un bon prix (2000 Francs : juste ce qu’il me manquait pour obtenir l’Amiga en fait). Je m'achetais donc ce micro quelques jours avant le BAC. L'Amiga fût une réelle révélation. C'était "LE" micro dont j'avais toujours rêvé. Puissant dans tout les domaines et tellement convivial. Discology cede alors la place à XCopy, mais les après-midi de copies ne changent pas d'un poil, héhé... Sur ce Micro, j'ai pratiquement cessé toute programmation, me consacrant principalement au graphisme, à la musique… Et au jeu ! Rhaaaaaaaa, Kick Off 2, Sensible Soccer, Jaguar XJ-220, Stunt Car Racer, Les Shadow of the Beast, Lotus Esprit Turbo Challenge, Unreal, Monkey Island, Chambers of Shaolin, Another World, SpeedBall 2, Jim Power, Cadaver, Gods, Stardust, X-Out, Project-X, Dune, Battle Squadron, Midnight Resistance, Immortal, Xenon II, Sord of Sodan, Agony, Ocean Beach Volley, SWIV, Lost Patrol, Dragon’s Lair, etc… Ainsi que tous les jeux que j’avais connu sur CPC et que je retrouvais en mieux ! J'ai créé quelques démos et, surtout, un jeu d'aventure graphique du nom de "ATLANTIS". J'ai ensuite changé mon Amiga 500 contre un Amiga 1200 "boosté" (HD, lecteur de CD, carte accélératrice, Ram supplémentaire, etc...).

 

C’est à ce moment que j’ai eu un premier « contact » avec ma première console digne de ce nom : Une Amiga CD32 achetée d’occasion à un pote. Je découvre également avec horreur ce qu’est un Pad (Et oui, je ne connaissais que les bons vieux Joysticks !) que j’arrive finalement à prendre en main… et même à adopter ! Mais, hélas, la trop faible quantité de jeux CD32 disponibles m’a vite désenchanté. A part Microcosm, Heimdall, et quelques jeux tirés des CD du magazine « CD32 Gamer », il n’ n’y avait bien que 2 CD de présentation de la machine qui tournaient régulièrement pour « épater les amis » . Un peu déçu, donc, je transformais alors rapidement la console en simple lecteur de CD-Rom pour mon 1200.

 

Pendant la période où j'ai "sévi" sur Amiga (pratiquement 7 ans !), j'ai fait parti du (très discret) groupe "The Cracker's Rising Force", puis des "Pisteurs" pour enfin finir en cavalier seul... J'ai aussi côtoyé quelques membres du groupe "Puslsar"… Ca, c’est pour le coté obscure de la Force. ;-)

 

C'est sur Amiga également que j'ai fait mes premiers pas dans l'émulation : L'émulation (bluffante) Mac Intoch avec A-MAX 2, l'émulation (quasi parfaite) du ZX-Spectrum, l'émulation (poussive) de l’Amstrad CPC et l'émulation (trop sommaire) du PC (386) avec PC-Task.

 

Pendant cette période Amiga, j'ai eu un "trou noir" de 2 années pendant lesquelles je ne touchais guerre à ma formidable machine... Ceci fût, en partie du à mes études de BTS que j'ai du faire loin de chez moi (et donc loin de mon Amiga), dans cette belle (et enneigée) région qu'est la Haute-Savoie. Il ne me restait plus que les week-end pendant lesquels je sortais, autant de fois que je le pouvais, en boite de nuit. Du coup, l'Amiga passait au second plan, loin derrière les sorties (et grosses beuveries soit-dit en passant... :-P). Mais lorsque je m'y remettais dessus, c'était pour créer des modules sur Protracker de musiques Trance ou Techno. Certaines de mes compositions (Meerschaum, Voices...) sont passées en boite par la suite. D'autres se sont retrouvées sur des CD du Domaine Publique (comme le CD Amiga "French Storm", par exemple) faute de n'avoir eu, à l'époqie, les moyens financier de presser un CD audio commercial.

 

Et puis vint le temps de me "fixer" au niveau sentimental... Fini les "amourettes" d'un soir et la vie plutôt dissolue que je menais jusque là. Coté informatique, même changement radical : Je revends mon Amiga 1200 pour passer, par la force des choses, sur PC et j'apprends à me servir de Windows et à oublier mes petites habitudes du Workbench ... Petit à petit, le PC remplaçait l'Amiga dans mes réflexes, mais pas dans mon cœur... Et puis un jour, mon frangin me dit : "J'ai trouvé un truc qui s'appelle "UAEjesaispasquoi" et qui, il parait, émulerait un Amiga... tu y crois toi ?". Sûr de moi, je réponds aussi sec : "IMPOSSIBLE !!!!!!!! l'Amiga est bien trop complexe à émuler sur un pauv'PC de merdasse !!!!!!!". Et pourtant... :-P

 

Dans la foulée, je me sépare également de l’Amiga CD32 (Geste que je regrette amèrement aujourd’hui, d’ailleurs !), jurant que jamais plus console ne sera mienne !

 

Un beau jour d’été, je reçois un coup de fil d’un pote qui me demande de venir chez lui… Il a quelque chose à me montrer. Quelque chose d’incroyable tout droit venu du japon. A ces mots, complètement intrigué, je me jette dans ma voiture avec ma copine et arrive chez lui en moins de 10 minutes. La bas, il nous place devant la TV, un pad dans les main, et allume secrètement une machine derrière lui… Et là, c’est le choc ! Des personnages en 3D qui s’affrontent a une vitesse folle et un réalisme ahurissants ! Quel fun ! Ni une ni deux, a peine remis de nos émotion, le pote nous lance un jeu de courses automobile tout aussi incroyable : Je n’en crois pas mes yeux, c’est mieux que tout ce que j’ai pu voir jusqu’ici ! C’est une révolution technologique qui se dévoile sous nos yeux écarquillés. Et puis le copain sort enfin sa console de l’ombre : La PSX ! Trois lettres magiques. Les jeux en question n’étaient autre que « Battle Arena Toshinden », « Tekken » et « Ridge Racer ». A ce moment précis, c’était évidant pour moi, le jeu vidéo venait d’évoluer d’un coup… et c’était devant mes yeux.

 

Quelques semaines plus tard, la tête encore remplies d’images féeriques aux couleurs de la PSX, je tombe sur un magazine qui offre une K7 vidéo promotion sur la Playstation (qui vient enfin de débarquer sur notre continent). Arrivé chez moi, je lance la K7 et au bout d’une petite heure de vidéo, me voici en route pour le magasin le plus proche avec de quoi m’acheter la Playstation et Battle Arena Toshinden dans la poche, héhé ! La 32 Bits de Sony représente a elle seule un grand tournant dans ma propre histoire vidéoludique puisqu’elle marque mon renouement avec les consoles. Les jeux s’enchaînent a une allure incroyable : Je suis boulimique : Tekken 1, 2, & 3, Final Fantasy VII, D, Destruction Derby 1 et 2, Driver, Worms (que j’avais déjà connu sur Amiga !), Need For Speed 1, 2 et 3, ESPN Extrem Games, Resident Evil 1 & 2, Tomb Raider 1, 2 et 3, Rayman, Spiro, Bust a Move, Les Chevaliers de Baphomet, Metal Gear Solid, Legacy of Kain, Medievil, etc, etc… L’ajout d’une puce ne fera qu’empirer la chose. J’en arrive même à passer une Playstation par l’usure !

 

Puis vient le temps de la 64Bits de Nintendo : La N64 ! A peine arrivée sur le marché Européen, je me jette dans le premier magasin de jeux vidéo de ma ville pour me procurer ce nouveau monstre. J’obtiens une version Italienne de la N64 avec laquelle je m’achette le jeu « Turok »… en version Allemande (et censurée) ! Comme pour la Playstation, ma boulimie de jeux s’installe : Mario 64, les 2 Zelda, Super Mario Kart 64, Mario Party 1, 2 et 3, Turok 2, Golden Eyes, ISS 64, Banjo Kazooi, etc… Malheureusement, les titres sortent de plus en plus au compte-gouttes… Je sens qu’il va falloir évoluer à nouveau…

 

C’est alors qu’arrive la Playstation 2 et la Gamecube que je me procure également. Mais malgré de très très bons titres comme les très fun Mario Party 4, 5 et Mario Kart Double Dash, la série déjantée des GTA, le troublant Shadow of Memories, les jouissifs Bournout 1, 2 et 3, Dead or Alive 2, SSX 3, le somptueux Gran Turrismo 3, Soul Calibur 2 et le mignon Luigi’s Mansion, le nombre de jeux qui m’attirent et me captivent sur ces deux consoles est finalement bien réduit… Est-ce parce que je suis devenu plus exigeant ou bien parce qu’il n’y a plus d’innovation dans les jeux à présent ? Sûrement un peu des deux… En effet, auparavant je n’hésitais pas à jouer à plusieurs jeux du même type simplement parce que l’un de leurs cotés me plaisait, mais à présent je veux TOUT  dans un seul jeu (Par exemple, sur Amiga, j’aimais jouer à Vroom! pour sa rapidité, Lotus 3 pour sa gestion de la météo et ses beaux graphismes, Stunt Car Racer pour son Fun et Jaguar XJ-220 pour son mode 2 joueurs. A présent, Burnout 3 regroupe toutes ses qualités en un seul produit… Et c’est ça qui me plait aujourd’hui).

 

En 2000, j'attrape un nouveau virus : L’envie de connaître les anciennes consoles que je n’ai jamais eu. C’est donc en brocante que je passe désormais quelques après-midi à la recherche de matériel et jeux NES, SNES et Megadrive. Je me constitue alors collection « d’ordinosaures » NES, Master System, SNES, Megadrive, N64, VG5000, Amiga 500, Amiga 600 et Amiga 1200 qui côtoie sans rougir et dans la même pièce mes consoles de dernière génération. Et il n’est pas rare que je me refasse quelques parties de « bons vieux jeux ». ;-). En 2008 je décide de me séparer de tout ce matériel pour deux raisons : Le manque de place et, surtout, le manque de pérénité du matériel électronique qui agonise au fil des ans...

 

Je m’enfonce chaque jour un peu plus dans la nostalgie et le Rétrogaming par le biais de plusieurs projets et créations personnels : AmigaMuseum, un site Web consacrés à l’émulation Amiga et à son histoire qui contient également des dossiers sur les jeux-vidéo qui m’ont marqué (Shadow of the Beast, Final Fight, Jim Power, Ghouls'n Ghosts, Deliverance, Defender of the Crown, Sword of Sodan, etc...), ou encore le Projet TILT dont je suis, avec Fredo_L, l’heureux Papa et qui tente de numériser un maximum d’anciens magazines sur les jeux-vidéo (Tilt, Génération 4, Joystick…) afin de sauvegarder ce patrimoine et le partager avec tout le monde (et cela depuis Octobre 2002). Pour la petite histoire, l'idée du projet TILT a vu le jour suite à une discussion qui a commencée sur le Newsgroup Fr.comp.emulateurs : Alors que j'avais scanné quelques pages d'un numéro de TILT qui traitaient des consoles 16 Bits, de fil en aiguille, le souhait de continuer et surtout de conserver les scans est née. La discussion originelle est disponible ICI.

 

En 2005, je me lance dans la création de 4 DVD-vidéo sur les jeux Amiga et leur univers : "Les AmigaMuseum DVD"

Toujours en 2005, je crée la compilation "PS2Amiga" qui permet d'émuler un Amiga sur une Sony Playsation 2.

 

Début 2008, je me fais plaisir en me fabriquant ma propre borne d'arcade à base de MAME et de matériel récupéré. Pour le détail de la fabrication, c'est ICI.

 

En janvier 2009, le site Amstradeus a désiré me donner une interview à propos de mon parcours sur Amstrad CPC. Elle est totalement retranscrite ICI.

 

Depuis le début d'année 2008, j'ai intégré l'équipe du magazine "Pix'n Love" où j'écris divers articles sur tout ce qui touche au rétrogaming et son univers en me basant sur mon expérience personnel. Cela me permet, en plus de parfaire mes connaissances, d'échanger avec les grands noms du jeu vidéo d'antan, ceux-là même qui nous faisaient rêver à l'époque. Dans chacun de mes articles, j'essaye du mieux que je peux et avec toute la passion qu'il m'est possible d'y mettre, d'analyser avec le recul les jeux et machines du passé...

 

Le 30 avril 2012, je suis l'auteur de La Bible Amiga, un ouvrage de 352 pages qui plonge dans l'univers de la célèbre machine de Commodore au travers d'un historique complet, d'interviews inédites d'auteurs, de multiples rubriques et de mini-chroniques des 1200 jeux les plus emblématiques de l'Amiga. Pour l'occasion, je constitue une petite équipe d'une dizaine de rédacteurs triés sur le volet et j'endosse le rôle de coordinateur éditorial.

 

En mai 2012, le site Obligement a désiré me donner une interview à propos de la Bible Amiga. Elle est totalement retranscrite ICI.

 

En Juillet 2015, le site Ultimate Amiga a désiré me donner une interview. Elle est totalement retranscrite ICI.

 

En Avril 2015, porté par le désire de rendre hommage au magnifique jeu AGONY, je compose les remixes des thèmes de chargement de trois niveaux du jeu (Sea , Moutain et Forest).

 

Début 2016, je rends disponible "SPACE RACE", un jeu de société gratuit, à mi-chemin entre le Trivial Pursuit et le jeu de l'oie sur le thème du Retrogaming.

 

En Novembre 2016, le site Froggy's Delight publie une interview sur moi et SPACE RACE. Elle est totalement retranscrite ICI.

 

TITAN dans la presse (Avant Pix'n Love) :

- Gaming N°03 page 160

- Jeux Vidéo Magazine

- Pix'n Love N°1 page 14

- Game Fan N°9 page 108

 

Quelques-unes de mes créations numériques sur CPC et Amiga sont disponibles ICI

 

Enfin, si vous êtes friands d'anecdotes sur l'ère des machines 8/16 bits, je vous propose de visiter la page sur laquelle j'ai rédigé quelques chroniques et expériences personnelles sur le sujet.

 

Oldschool Rulezzzzzzzzzzzzzz !

 

(c) 2016 TITAN (Eric Cubizolle)